Mai 2009
Corsica, mon amour !
Aujourd’hui, je suis aussi heureux que Prosper, le roi du pain d’épice, le pote à Maurice, (Chevalier), celui qui était même connu aux States ! Youplà, boum ! Je pars en tournée en Corse avec Mémé Luccaccio, et ça promet de ne pas être triste ! (Pour les détails, cliquez sur "Dernière minute) !
D’abord, on prend le bateau à Toulon. Un "Corsica-Ferries" ! On se marre toujours sur le bateau ! La Corsica-Ferries est une compagnie italienne, et je pourrais écrire un roman sur toutes les aventures qui nous sont déjà arrivées lors de nos traversées ! Epique ! Il n’y a que des italiens qui bossent, à part dans la cabine de pilotage, où là, le big boss est souvent un breton ! On a même des potes de chez nous qui naviguent sur la Corsica-Ferries, et si on a de la chance, on tombe sur eux, et on peut aller dans le poste de commandement !
Sinon, à la Corsica-Ferries, ils ont des lignes Nice-Bastia, ou Toulon-Bastia, etc... Mais, comme ils restent italiens avant tout, par exemple, dans les cabines, les consignes de sécurité ne sont qu’en italien ou en anglais ! Pour ceux qui parlent que le français, ils meurent noyés en cas de catastrophe ! A moins que ça ait changé depuis, et dans ce cas, je vous le dirai au retour ! Mais nous, on s’en fout, d’abord parce que je parle anglais, et ensuite parce qu’on n’arrête pas de rire ! Déjà, quand tu rentres sur le bateau, il y a des mecs qui crient tout excités pour t’emmener à ta place :
"Avanti ! Avanti !..."
Et comme on comprend pas le rital, on se marre en les voyant s’époumoner pour rien, surtout qu’on finit toujours par se garer sans que les gars n’aient besoin de s’arracher les cheveux ! Mais, c’est plus fort qu’eux, il faut qu’ils fassent des grands gestes comme s’ ils garaient un Boëing 747 sur le tarmac à Orly !
Après, on arrive au bar, et là, changement de décor : les gars sont très, très cools ! Surtout quand on n’ est pas beaucoup ! Les mecs, ils te sourient, mettent une demie-heure à te servir, ne parlent pas un mot de français, et passent leur temps à jacter entre-eux ! Bref, ils sont pas énervés avec le boulot ! Une fois, lors d’une traversée de nuit, on était deux tables dans la salle, à écouter une chanteuse et deux zicos italiens. On s’était payé deux tournées de whisky avec Mémé, et au moment de partir, un serveur nous saute dessus, et nous hurle en italien qu’on devait le payer ! Mais moi, j’avais déjà payé les deux tournées ! Le merdier ! Il hurlait en rital et je gueulais en français, pendant que la pauvre chanteuse essayait de rester impassible sur la scène et de finir une romance napolitaine ! Bref, le commissaire de bord arrive, et lui, il parlait très bien le français ! Je lui demande d’ouvrir le rouleau de la caisse, car j’avais vu le barman taper mes tickets, et effectivement, il y avait bien mes deux tournées d’encaissées ! Vu qu’on n’était que deux tables, c’était facile à voir ! Le serveur rital est devenu tout rouge, et le commissaire m’a demandé si je voulais mettre un rapport sur le livre de bord contre l’énergumène. Bien-sûr, je ne l’ai pas fait ! Je vais quand-même pas envoyer un meck au chômage, même si il m’avait vraiment chauffé les oreilles ! Enfin ! On se marre toujours sur la "Corsica-ferries" !
Et puis, on arrive en Corse, et là, c’est tellement beau qu’on tombe dans un espèce de silence tacite. Chacun laisse les yeux de l’autre en prendre plein la vue !
Et puis, on retrouve nos potes, Paolo et Marco ! Les deux bretons et les deux corses, je vous jure, c’est pas triste ! Je ne vous en raconte qu’une, parceque faut quand-même que vous alliez ensuite vaquer à vos occupations : un soir où on était libre, les deux bretons et les deux corses, on décide de se faire une tournée des grands ducs ! On s’asseoit à une terrasse du port de Bastia, et on démarre un apéro, histoire de nous mettre en forme ! Le coucher de soleil était magnifique ! Les deux corses, ils sentaient que leurs potes bretons étaient impressionnés devant la splendeur de cette fin de journée. Et là, pour détendre l’atmosphère, Paolo laisse tomber :
" Ce soir, celui qui met la plus belle vanne se fait payer la bouteille de wisky !"
Pourquoi pas, après tout ? Et au moment où Paolo termine de lancer son défi, arrivent sur le port quatre canons de Navaronne ! Quatre gonzesses, que tu te demandes, si tu avais le choix, laquelle tu prendrais tant ce serait un crime d’abandonner les trois autres !
Je voyais mes deux corses, la poitrine gonflée d’orgueil devant la beauté des filles de leur pays. Et paf, ça ne loupe pas, Paolo attaque :
" Y a pas à dire, les bretons, mais chez nous, les filles elles sont vachement plus belles que chez vous !"
Et là, Mémé a tapé sur l’épaule de Paolo en souriant, et lui a répondu avec dans ses yeux bleus toute le malice qui annonce une phrase pour la postérité :
" Oui, Paolo ! Je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais, chez nous : elles baisent !"
Et vlan ! Passing-shot de revers qui laisse l’adversaire tout penaud au filet ! Marco et moi, on tombe mort de rire ! Et mon Paolo, grand seigneur, tape dans la main de Mémé et nous dit :
" Ce soir, je paye la bouteille !"
O, Corsica, mon amour ! Garde ta beauté, et protège nos potes ! C’est si bon de revenir chez toi !
Mille milliards de soubis à tous !
S.N
La lettre des cloches !
J’arrête la politique !
Joyeuses Pâques, mes amis ! C’est bizarre, hein ? C’est vrai, on dit rarement "Joyeuses Pâques" ! On dit "joyeux Noël", mais pour Pâques, c’est plus feutré comme enthousiasme. Moi, je dois dire que les cloches me passent au-dessus de la tête sans que je les entende.
Sauf ce matin au réveil, où ma copine s’est jeté sur moi en me criant :
"Joyeux anniversaire, mon chéri !"
Sur le coup, je me suis dis qu’elle avait attaqué la drogue, ou pris de l’arsenic au petit déjeuner, vu qu’on était quand-même vachement loin du 9 janvier où c’est la date que je suis né, et que ma maman elle était vachement fière d’avoir fait un aussi beau bébé ! Et devant mon air sceptique, elle a éclaté de rire et a ajouté :
"Ben oui, c’est la fête des cloches, aujourd’hui !"
Bon ! 1-0, balle au centre ! Aussi fair-play qu’un anglais quand il a gagné, (parceque quand ils perdent, nos potes d’outre-Manche, ils sont vachement moins enthousiastes à te serrer la poigne), j’ai encaissé la boutade et ça m’a mis de bonne humeur.
Et puis, allez savoir pourquoi, je me suis dit qu’effectivement, j’en faisais une belle de cloche ! Je repensais à ma lettre de ce début de mois que j’avais envoyée à tout le monde :
Boycott national de tous les achats le 4 avril !
J’étais vachement fier de participer à ce grand élan ! J’écrivais, et je ressentais ce que ressentait le De Gaulle moyen le 18 juin 1940, quand il appelait tous les français à résister à l’ennemi ! J’étais convaincu qu’on allait frapper un grand coup, et que tous les petits margoulous qui nous manipulent comme des marionnettes, allaient s’emmêler dans leurs fils, et se ramasser une grosse gamelle qui les ferait chuter de leur piedestale d’où ils nous regardent comme si on était des poissons dans un aquarium.
Et puis, le 4 avril est arrivé ! Moi, je devais aller à Morlaix pour affaires, et je roulais sur la route en faisant bien attention à ma conduite, pour ne prendre aucune amende comme c’était recommandé dans l’appel. J’avais acheté la veille un paquet de tabac à rouler pour moins fumer et ne rien acheter comme fumigènes, et l’essence que je brûlais était depuis belle lurette dans mon réservoir. Monsieur Total, madame Shell, j’irai pas t’emmener ton caviar quotidien, et ça te fera les pieds, vu qu’on sera tous comme moi, et qu’ il n’ y avait pas de raison que tu te tapes pas des oeufs de lymphe sur tes toasts de temps en temps, et que tu pourras ranger ta louche aujourd’hui ! (La louche, pour le caviar bien sûr !)
Sur la route, je trouvais qu’il y avait très peu de monde ! Il faisait un temps magnifique, et j’étais heureux et gai comme un pinson qui vient de gagner une mésange à la loterie !
" Ca marche ! n’arrêtais je pas de me répéter !"
Et puis, je suis arrivé à Morlaix ! J’étais surexcité comme une lycéenne qui attend son premier flirt en se demandant si ses boutons d’acné ne se verraient pas sous la couche de crème qu’elle avait subtilisée dans l’armoire à maquillage de sa mother !
Mon coeur se mit à battre encore plus fort en voyant la pancarte : "Géant, c’est tout droit à 300 mètres !". Je voyais déjà l’immense parking vide de toutes voitures, et j’imaginais les caissières en train de se taper une belote pour passer le temps !
Voilà ! Plus que cent mètres !... Cinquante... Vingt... Dix... Et boum ! Quel spectacle, mes amis ! J’en avais le souffle coupé !!! J’ai freiné au milieu de la route, abasourdi, les muscles tétanisés devant un tel choc émotionnel : il y avait des voitures partout !!! Aux pompes à essence, il y avait des files d’attente à faire pâlir les parisiens pris dans l’embouteillage du week-end quand ils rentrent tous en même temps de leurs maisons de campagne de Normandie ! Sur le parking, pas la moindre place à moins de deux cents mètres des entrées du supermarché !
J’ai rien dit, mes amis ! D’ailleurs, j’en aurais bien été incapable, vu que déjà je savais plus comment je m’appelais ! Alors, je suis descendu chez ma copine Marie. Dans son bar, il n’y avait pas beaucoup de monde ! Ben oui, vu qu’ils étaient tous en train de faire leurs courses, ils pouvaient pas être au bistrot ! J’ai parlé de rien à personne. J’ai fait comme si j’avais rêvé tout ça ! Dans ma tête, la chanson de Renaud me tannait les oreilles : "Hexagone" ! Je trouvais qu’il avait été dur en écrivant dans le texte, qu’il y avait pas beaucoup de Jean Moulin en 40 ! Mais aujourd’hui, je constatais amèrement qu’en 2009, il y avait pas beaucoup de Jean Moulin non plus ! Tout juste quelques Don Quichotte aussi stupides que moi !
Alors, voilà ! C’est décidé ! Tel le Lionel Jospin moyen, je vous ai compris, chers compatriotes :
J’ARRETE LA POLITIQUE !
Mille milliards de soubis à tous !
SN
Avril 2009
Aux armes, citoyens !
Vous le savez, mes amis, je ne fais pas de politique ! Ou la mienne, mais elle n’a qu’un lointain rapport avec ce si joli mot qui à l’origine voulait dire : "S’occuper du peuple", dont le sens a été depuis tant galvaudé par nombre de petits margoulous. Mais, si je souscris à l’appel que vous allez lire, c’est parce que souvent, ces petits margoulous me mettent les abeilles. Et pour un musicien, c’est pas bon du tout les abeilles : ça met du couffin dans les oreilles.
A part ça, le saviez-vous, si tous les français refusaient d’acheter de l’essence pendant deux jours, le prix du carburant descendrait automatiquement au troisième jour d’environ 30% !
C’est un calcul prouvé par des économistes très calés, qui savent que la majorité de l’argent des grandes compagnies est placée, et que la non-rentrée de devises dans les caisses de ces compagnies pendant deux journées, les amènerait au bord du gouffre.
Aussi, je vous encourage vivement à lire l’appel qui suit, et à méditer un peu sur ce que je viens de vous expliquer, pour une fois le plus sérieusement du monde.
Mille milliards de soubis à tous !
SN
SAMEDI 4 AVRIL 2009
JOURNEE SANS ACHATS ! ! !
> D’autres pays l’ont déjà fait. En Italie, ils ont réussi à faire baisser le prix des pâtes alimentaires. Deux jours de grève d’achats ont suffis à faire reculer l’énorme augmentation du prix des pâtes.
> Même action au Liban pour le prix du pain : le lendemain de la grève d’achats, le prix du pain reprenait son ancien prix.
> PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL :
SAMEDI 4 AVRIL 2009
> LE GOUVERNEMENT ET LES GRANDS FINANCIERS DE CE PAYS S’EN SOUVIENDRONT :
> Vous êtes invités, tous et toutes, à boycoter :
> - L’ESSENCE - LE GASOIL - LE TABAC
> - JEUX DE HASARD (ts jeux de la Française des Jeux)
> - L’ALCOOL
>- BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
> - ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISE (radars, feu rouge, stop, stationnement....)
> Avec un minimum d’organisation, nous pouvons tous y arriver.
> Ce message n’est issu d’absolument, aucun parti politique ni d’aucun syndicat.
> Imaginez l’impact que ce mouvement solidaire national pourrait engendrer.
> Cette action sera et c’est certain plus efficace que n’importe quelle grève ou manifestation ! ! !
> CETTE ACTION FERA CHANGER LES CHOSES !
> Diffusez ce mail à tous vos contacts internet ! Faites vite, la date est toute proche !
> PREVENEZ VOS AMIS, COLLEGUES, FAMILLE... qui eux préviendront à leur tour leurs amis.
> L’EFFET BOULE DE NEIGE SE FERA NATURELLEMENT !
> Servons nous d’internet, cette merveilleuse invention !
Mars 2009
Plumé par des poils !
L’autre jour, alors que j’avais autant envie de travailler que de me jeter dans l’Odet avec une pierre autour du cou, je regardais lâchement mes santiags pour ne pas avoir à affronter la tonne de boulot qui m’attendait quand-même, et ma conscience ruminait le vieux proverbe :
"Il ne faut jamais remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même !"
Oui, mais voilà, comme je suis un gars vachement malin, j’ai réussi à te l’envoyer paître ma conscience, avec un raisonnement imparable et digne de la même mauvaise foi que celle d’un politicien français qui promet à tous ceux qui voteront pour lui qu’ils seront vachement heureux après, et que leur vie changera comme s’ils avaient rencontrer le bon génie qui bulle dans la lampe d’Aladin, et que depuis Aladin il se la coule douce, vu que personne ne l’a jamais revu depuis.
J’empruntais donc un des raisonnements dont j’ai le secret pour m’autoriser à buller moi aussi pour la journée : en effet, si vous vous rappelez ma lettre de janvier, j’avais fait une éclatante démonstration de la stupidité de nos bons proverbes. Donc, en suivant ce raisonnement que je savais pourtant également d’une totale mauvaise foi vu que c’était un truc que j’avais écrit pour épater la galerie et pour faire marrer mes potes, je balayais d’un revers de pensée ce dernier proverbe qui m’empêchait de ne rien foutre pour la journée, en me raccrochant à mes âneries de la "lettre de janvier" publiée sur ce site. Maudit proverbe, c’est pas toi qui m’enverra bosser aujourd’hui !
Bon ! Alors, on bosse pas ! Mais du coup, qu’est-ce que j’allais pouvoir faire de tout ce temps libre ? J’envisageais bien une bonne partie de poker sur internet, mais en constatant les misérables 0,38 cts qui restaient sur mon compte poker, et vu que ma carte (on se demande bien pourquoi) refusait obstinément d’alimenter ce même compte en affichant :"Transaction refusée ! Veuillez contacter votre banque !", je me décidais à sauter dans mon Jean, (un pantalon, pas mon pote Jean qui fait de la moto), et je suis parti avec l’idée de me taper une bonne bière chez ma copine Marie ! (Celle qui tient un bar, pas l’autre qui a beaucoup trop de travail pour écouter mes âneries, vu qu’il y a plein de gens qui lui demandent plein de trucs tout le temps, et qu’elle doit se demander si finalement c’était un bon plan d’être la mère de qui vous savez).
Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais à côté du bar de Marie, il y a un PMU tenu par mon pote Hubert qui est vachement sympa, et qui me vend également tout ce qui me sert de fumigènes, vu qu’il fait aussi "Tabac".
J’entrais donc chez mon pote Hubert tel le Gainsbourg moyen dans "L’homme à la tête de chou", faire provision de fumigènes pour la journée, et comme je ne me sentais pas encore prêt pour la bière, je me tapais un bon café avant d’aller buller chez Marie. Au bout du bar chez Hubert, il y a un grand écran qui diffuse les courses de chevaux en direct. J’aime bien les courses de chevaux ! Je regardais donc la course qui allait partir, et je vis un super cheval qui aussitôt m’aveugla par sa beauté équine et son poil luisant de sueur après un canter de grande classe ! (canter : échauffement des chevaux avant la course, pour les non initiés). Et en plus, il avait le numéro 9, mon numéro fétiche ! C’était obligatoirement un signe ! Ce cheval n’avait pas croisé ma route par hasard, et la cote qu’il affichait, 2,9 contre un, montrait que nombre de parieurs étaient aussi tombé sous le charme de ce trotteur alezan.
Je fouillais donc dans mes poches pour en sortir toute ma fortune, soit une trentaine d’euros. Et à présent, que faire ? Vu la cote de mon nouveau pote canasson à moins de 3 contre 1, j’allais pas le jouer placé. Bon, d’accord, jouons gagnant sec ! Et maintenant, combien ? Au prime abord, 10 euros était un bon investissement. J’aurai 29 euros après la course, soit 19 de gain. Pas mal ! vendu pour 10 euros !
Je filais donc à la machine qui enregistrait les paris, et je patientais derrière un parieur qui enregistrait une demie tonne de tickets. Du coup, je rejetai un oeil sur l’écran géant, et comme par hasard, la caméra faisait un gros plan sur mon cheval ! Cela ne pouvait être que la confirmation du signe prémonitoire que j’avais eu ! Ce trotteur allait gagner la course sans coup férir ! Je jubilais en mon for intérieur. Mon instinct ne pouvait pas me tromper !
"Tu joues quoi, Stéphane ,"
La voix d’Hubert derrière sa machine me ramena aux affaires. Bon ! 10 euros gagnant sur le 9 ! 10 euros ? Vraiment mon pauvre Stéphane, tu la joues petit bras ! Soit tu le sens, soit tu ne le sens pas ! Ben ouais, après tout, pourquoi me priver de l’argent qui me tendait les bras ? Fallait quand-même pas être bête !
"30 euros gagnant sur le 9 !"
Hubert enregistra mon pari sans sourciller, et je lui donnai tout le poignon que je possédais.
Planté devant l’écran géant, je regardais les secondes qui s’affichaient avant le départ imminent de la course. C’est seulement à partir de ce moment que mon coeur se mit à battre un peu plus fort dans ma poitrine, et que mon cerveau me rappela que c’était la fin du mois, et que les 30 euros que je venais de parier étaient tout le blé qui me restait pour finir la semaine, et qu’on était que mercredi. Et paf, la course est partie !
Quelle spectacle, mes amis ! Quelle démonstration époustouflante de mon bourrin. Il caracolait en tête ! Son driver n’avait même pas besoin de le commander. IMBATTABLE !
Comme j’étais heureux et fier lorsque mon bon bon numéro 9 entra tout seul dans la dernière ligne droite de Vincennes, course gagnée, ne pouvant plus être rejoint par ses adversaires. L’instinct, mes amis ! L’instinct animal ! (car pour l’homme on dit prémonition).
Et voilà ! 3 fois 30 = 90 ! 60 euros gagnés en 2 minutes ! Elle est pas belle, la Vie du bulleur ?
150 mètres, et le poteau d’arrivée ! Je contemplais mon bel alezan triompher sous la pluie qui tombait, et c’est à ce moment là que mon cerveau disjoncta. Je fermai les yeux trois ou quatre secondes avant de les rouvrir. Non, je n’avais pas cauchemardé ! Mon cheval passait bien le poteau d’arrivée nettement premier, mais... AU GALOP !
Disqualifié ! Cheval disqualifié, Stéphane ruiné ! La cabane du chien venait de me tomber sur la tête !(Ou le boxe du cheval, si vous préférez).
Je restais là, estourbi devant l’écran géant. Un reporter s’approchait du sulky tiré par le maudit alezan, tendant un micro vers le driver pour qu’il réponde à sa question :
" Que s’est-il passé ? Vous aviez course gagnée avant cette faute incompréhensible !
- Oui, c’est terrible ! Le cheval était magnifique ! Et puis, dans la ligne droite, nous sommes arrivés sur une flaque d’eau. Il a vu son reflet dedans. Il a eu peur, et il s’est mis au galop. C’est trop bête !"
C’est trop bête ??? C’est complètement con, tu veux dire !!! C’est con, un cheval ! j’étais effondré ! Tant de malchance : je ressentais ce que ressent Caliméro : c’était trop t’injuste !
Dehors, il pleuvait. J’étais là sur le trottoir avec les 20 cts d’euro qu’il me restait dans les poches, fumant et ruminant ma haine contre le mauvais sort. Je repensais à ces maudits proverbes que j’avais ridiculisés dans ma lettre de janvier. L’un d’eux venait de les venger ! Alors, je suis entré dans le bar de ma copine Marie, et après lui avoir fait la bise, la honte collée à mes santiags, je lui ai simplement dit :
" Marie, tu pourras me faire crédit jusqu’à la semaine prochaine ?"
Mille milliards de soubis à tous !
SN
Février 2009
Vivaldi assassiné !
Le 2 février de cette année, il a neigé en Bretagne ! Mais pas de la petite neige qui fait de la gadoue trois quarts d’heure après être tombée, et qui vous crotte les chaussures que vous vous faîtes engueuler après partout où vous entrez ! Non, madame ! De la vraie neige bien collante, et aussi savoureuse que notre bon Beurre Breton, qui s’appelle comme ça parce qu’il est fait en Bretagne, et que sinon il se serait appelé Beurre Corse, ou Auvergnat, ou.. Bon ! Bref...
Du reste, allez voir dans le "gag du mois", et vous verrez la preuve de ce que je vous dis !
Moi, je rentrais en voiture du Morbihan pour rejoindre mon bon Morlaix, et voilà que je me retrouve au beau milieu d’une petite tempête de neige, en plein centre de nos belles montagnes des Monts d’Arrée, altitude 385 mètres ! Et tout était blanc ! Les arbres, les toits des maisons, les champs ! A faire pâlir de jalousie un suisse ! C’était beau ! Mais, beau !!!
Bon, d’accord, on roulait à 20 à l’heure ! Mais moi, je m’en foutais complètement de ma moyenne horaire. J’étais comme un gosse émerveillé ! Sauf que ma ventilation était tombée en panne depuis trois jours, et que je commençais à me geler les genoux. Mais, même si mes pieds commençaient à s’engourdir lentement, vu qu’on roulait à 20 à l’heure et que je n’avais pas besoin de trop accélérer, tout allait quand-même bien !
Et puis, j’ai fini par arriver à Morlaix. Comme de bien entendu, je me suis précipité chez ma copine Marie qui tient un bar et dont je vous ai déjà parlé dans ma lettre de décembre 2008. J’étais content d’être arrivé, et tous mes potes étaient vachement content aussi de me voir, vu que j’étais dans le Morbihan depuis trois semaines, et qu’on s’était pas vu depuis tout ce temps !
Marie aussi, elle était contente de me voir. Alors, je leur ai raconté ma traversée de la Bretagne intérieure sous la neige. Et là, contrairement à mon opinion sur la beauté de cette neige qui m’avait crevé le coeur de nostalgie, tous les gens dans le bar se sont mis à râler, à pester contre cette maudite poudre blanche qui empêchait à chacun de faire ce qu’il voulait ! Un vrai tollé général ! Même mes potes chômeurs, ils râlaient ! Et puis ausi, mes potes qui aiment bien picoler, et qui se demandaient si demain ils pourraient venir chez Marie !
Bref, j’étais tout seul à penser que c’était beau la neige ! Mais, c’est comme-ça chez nous, en Bretagne. Si tu veux paralyser un breton, tu lui envoies de la neige. Le vent, les tempêtes, les orages, tout ça, le breton il s’en fout et il se marre ! Mais, la neige !!! Alors là, non !
C’est dommage pour une partie de mon coeur resté dans le Doubs où j’allais tout le temps quand j’étais gosse en vacances, chez Jeanne et Gaby qui ont une ferme près de Pontarlier.
Pourtant, de la neige en février, même en Bretagne, c’est dans la logique des saisons. Au moins, l’hiver est respecté. Parceque je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis quelques temps, elles se sont pris des baignes, les saisons ! Surtout par chez nous ! Vu déjà que cela fait deux années qu’on n’a pas eu d’été, que même le mois de septembre a été pourri, et qu’extraordinairement en novembre, on se serait cru au mois de mai.
Alors, je me suis mis à réfléchir longuement sur ces étranges phénomènes, et vu que les scientifiques ne sont pas non plus d’accord entre eux, j’ai échaffaudé une hypothèse qui vaut ce qu’elle vaut, au moins en ce qui concerne le temps en France, et que je vous sers toute crue : en effet, je pense que Dieu qui s’occupait jusqu’à il n’y a pas si longtemps des saisons, a dû en avoir ras le bol de nous entendre râler après le temps :
" Il fait trop chaud ! Il fait trop froid ! Quand est-ce que cette maudite pluie va s’arrêter ! Il n’y a plus d’eau !..."
Ouais, je le comprends un peu, Dieu ! Il a du finir par se dire :
" Puisque c’est comme ça, que la planète se démerde toute seule ! Je suis quand-même pas payé pour me faire tout le temps engueuler !"
Et voilà comment on en est arrivé à saboter l’une des plus belles symphonies de tous les temps : "Les quatre saisons", de Vivaldi. Maintenant, il y a un merdier dans la symphonie ! Plus un mouvement n’est à sa place ! Tout ça ne veut plus rien dire ! Foutez moi les hautbois du printemps à la poubelle ! Envoyez les cuivres pour les giboulées de juin, les violons pour pleurer la grisaille de l’été, les timbales pour cingler les tempêtes en automne, et le cor pour sonner l’hallali de cette cacophonie !
Pauvre Vivaldi ! Vaincu par la morosité générale ! C’est trop triste !
Mais enfin, maintenant qu’on a foutu le merdier dans les saisons, on va quand-même pas se laisser abattre quand celles-ci redeviennent raisonnables et nous envoient de la neige en hiver ! Allez ! Youpie ! Une grande bataille de boules de neige !
Que ce mois de février vous soit doux et harmonieux à tous, et que le feu dans votre cheminée ou la châleur de votre chauffage central emplissent vos maisons de quiétude !
Mille milliards de soubis à tous !
S.N.
Janvier 2009
Maudits proverbes !
Et voilà ! Une de plus, mes amis ! Bien entendu, je commence cette lettre en vous adressant mes meilleurs voeux à tous, vu que c’est comme ça que ma maman et mon papa m’ont appris à faire à chaque nouvelle année qui commence. Cependant, vous trouverez dans "la phrase du mois", à l’accueil de ce site, une note explicative plus approfondie sur mes voeux 2009 !
C’est dans ces périodes de bonnes résolutions, que l’on se rend compte des valeurs de nos traditions. Certes, ces valeurs ne m’offusquent en rien, et je les trouve même plutôt sympathiques. Elles ont le mérite de bien souvent resserrer les liens familiaux, ou de nous rappeler au bon souvenir d’amis laissés en cours de route sur des chemins différents des nôtres.
Alors, moi, la nouvelle année, j’aime bien ! Je me dis que je vais enfin aller à l’Olympia, que je vendrai deux millions cinq cent mille disques, et que tout le monde il m’aimera et que ça embêtera tous ceux qui seront forcés de le faire !
Voilà ! Pour les traditions, c’est fait ! Mais, l’autre soir, alors que je m’intéressais aux valeurs que j’avais appris à respecter depuis toujours, mon esprit frondeur ne put s’empêcher de réfléchir encore plus profondément sur certaines vérités indéboulonnables depuis les siècles des siècles que je traîne mes guêtres sur cette terre, c’est à dire : deux !
Bon ! Un exemple : " Qui vole un oeuf, vole un boeuf !"
Ca, ça calme net ! Vaut mieux être voleur d’oeuf à la cambrousse ! Parce que si tu voles un oeuf dans le 20ème à Paris, pour te faire un boeuf après, ça va pas être simple ! A moins que ce ne soit qu’un steack ! Et là, on sent tout de suite la discrimination entre le grand banditisme du vrai voleur de boeuf, et la petitesse du Rmiste chapardeur pour survivre ! Et oui ! Même dans nos proverbes ancestraux, se cache une certaine injustice ! Et puis, pour voler un boeuf, faut quand-même être costaud ! Si t’as des petits muscles, tu peux pas y arriver ! C’est pas de l’injustice, ça ?
Un autre exemple : "Qui dort dîne !"
Ben moi, la dernière fois que je me suis endormi à table, je me suis fait engueuler ! Va comprendre, Charles !
"Qui a bu boira !"
Heureusement ! Et encore, c’est pas sûr : cela dépend de ce que tu bois ! Essaye l’huile de vidange, et on reparle après de quand est-ce que t’en reboiras !
Et des exemples comme ceux-là, j’en ai des tonnes, mais je vais quand-même vous laisser passer à table, ou aller vous coucher, ou faire ce que vous avez à faire !
Bon ! Il y a quand-même une moralité à tout ça : 90% de nos proverbes sont complètement cons ! Les autres, on les comprend pas !... Alors...
Mille milliards de soubis à tous !
S.N.
Décembre 2008
Totale éclipse des sphères cafardeuses !
Il n’y a pas si longtemps, au bistrot de ma copine Marie dont je tairai l’adresse pour pas qu’elle aille en prison, je sirotais un "Twist", (bière citror, mais pas trop de citror sinon c’est écoeurant et ça fait vachement grossir, et moi je viens justement de perdre quelques kilos, et c’est pas le moment de les reprendre vu qu’il faut que je sois tout briqué comme un sou neuf pour toi, public adoré mon amour, qui, j’en suis sûr, viendra en nombre m’applaudir hystériquement comme toujours)... Où en étais-je ? Ah oui ! Je sirotais donc sagement un Twist, et je rêvassais quand à mon proche avenir aux côtés de l’humanité. Au bout du bar, quelques potes tentaient de noyer de grosses bébêtes sous quelques demis et autres boissons interdites, comme le rosé, le gin, le wisky, la vodka, la nitroglycérine, j’en passe et des meilleurs ! Nous étions tous aux aguets, perturbés dans nos réflexions par la peur de se faire gauler et d’aller en prison ! Sur le pas de la porte du bistrot, nous nous relayions à tour de rôle, et c’était pas drôle d’aller faire le guet des bleus, car il caillait des meules, mais alors, des grosses meules !
Je venais justement de finir mon tour de garde, et l’approche des fêtes me remit en mémoire la Noël 2008 ! Qu’est-ce que c’était bien en ce temps là ! J’en parle pour les plus jeunes qui n’ont pas connu cette époque ! Eh ! Vous vous rendez compte ? On avait le droit de boire de l’alcool dans les bistrots !!! Si, c’est vrai ! Et même au restaurant ! Bon, c’est vrai aussi, on venait de perdre le droit de fumer ! Il y en a même qui trouvait ça bien ! Ils disaient qu’à cause de nous, les fumeurs, il pourrait pas vivre longtemps et ils attrapperaient le cancer généralisé de tous les poumons si on continuait ! Alors, pour ne pas les voir mourir dans d’atroces souffrances, tout le monde avait accepté de ne plus fumer là où on se marre le mieux : au bistrot !
Et puis, en 2008, quelques derniers patrons de bar irréductibles tentaient encore de faire des concerts avec de vrais musiciens ! Je sais que c’est difficilement imaginable aujourd’hui, mais à cette époque, il restait encore des musiciens ! Bon, d’accord, on venait de commencer à les asphyxier lentement, pour qu’ils disparaissent sans que ça ne se voit pas trop. Il y avait des tonnes de contrôle d’un sévice secret appelé le "GUSO" ! Ils étaient terribles ! Quand un patron de bar recevait une lettre du GUSO, il se mettait à trembler, et la peur se lisait à livre ouvert sur son visage ! Vous pouvez me croire ! Il fallait être vachement balaise pour résister au GUSO ! Et puis, il y avait plein de contrôles de police ! Il fallait que ça cesse ! Ces voyous qui faisaient plein de bruit dans les bars avec des guitares, des claviers, et qui hurlaient dans des micros comme si on leur avait marcher sur les pieds ! C’était une des priorités de notre Police Nationale, municipale, de tous nos gendarmes, et même des maires de gauche !
Moi, en 2008, j’étais un de ces voyous ! Qu’est-ce que j’étais méchant ! J’arrivais avec ma guitare, ma sono et mon pote Mémé LUCCACCIO, et on foutait un merdier terrible dans les villes et les villages ! On se marrait bien ! On terrorisait tout le monde ! On avait même commencer à brader nos cachets pour continuer à emmerder le peuple ! Mémé, il était encore plus méchant que moi ! Vous vous rendez compte : il était batteur !!!
Une fois, avec Mémé, en Corse, on avait presque fait mourir d’apoplexie une petite vieille ! J’étais terrible en ces années là ! Rendez-vous compte : j’avais eu l’audace de lui demander si notre concert lui avait plu ! Elle avait rouler de grands yeux horrifiés et m’avait répondu au bord de l’évanouissement :
" Monsieur, vous ne chantez pas, vous meuglez !"
Et mémé est arrivé derrière moi l’air dépité, (mais c’était une ruse pour mieux achever la vieille), et il lui a demandé :
" Vous n’avez pas apprécié la voix de Stéphane ?"
Et là, la vieille l’a regardé d’un air horrifié, et lui a répondu :
" Quand à vous, monsieur, vous n’êtes qu’une longue suite de partitions de ferraille interminable !!!"
Voilà un bon exemple pour que vous compreniez mieux pourquoi il fallait que ça cesse ! Et puis, les gens, ils avaient peur de venir nous voir ! Il y avait la Police partout ! Et il était pas bon de se faire voir dans un concert avec des vrais musiciens ! Tout de suite, celui qui était repéré était fiché comme anarchiste potentiel, ou tout du moins, soupçonné d’atteinte à l’ordre public !
Non, mais ! Des musiciens aujourd’hui, on en voit à la télé ! Et ceux-là, ils foutent plus le bordel comme avant, et ils sont hyper balaises pour faire régner l’ordre public ! Et même qu’ils disent tous comme notre bon Président ! Alors ? C’est quand-même beaucoup mieux pour la paix civile ! Mais moi je m’en fous ! Je regarde plus la télé ! je viens de vous le dire : je traîne dans les bistrots clandestins... Mais... chut !...
Et puis, les gens, ils avaient plus beaucoup de sous en 2008 ! C’est pourquoi lorsque plus tard on a définitivement interdit la musique dans les bars, personne n’a rien dit ! Cela ferait toujours des économies de ne plus sortir ! Et puis, après, quand on a interdit l’alcool dans les bars, les gens ont dit que c’était bien mieux pour la santé des ivrognes ! Et que la vie elle serait bien plus belle sans tous ces sacs à vin qui ne rentrent pas chez eux comme tout le monde regarder la télévision, où c’est là que notre Président nous explique comment il faut faire pour survivre vieux !
Et voilà ! Il avait raison notre Président ! Aujourd’hui, on vit vachement plus vieux grâce à toutes ces mesures pour la santé publique ! Et puis, il n’y a plus de musiciens ! Ouf ! Débarrassé de ces bons à rien !
Surtout, débarrassez-vous de cette lettre dès que vous l’aurez lue ! Et ne dites qu’aux amis sûrs qu’il reste encore quelques endroits clandestins où on peut boire, écouter de la musique avec de vrais musiciens, et faire la cour aux filles comme dans le temps, en leur parlant de cette époque où existait encore cette substance aujourd’hui sévèrement réprimée : le PLAISIR !!!
Mille milliards de soubis à tous !
S.N.
Novembre 2008
Quoi de neuf pour 2009 ?
Dans deux mois, je serai grand ! C’est promis : je sucerai plus mon pouce, je ne tirerai plus la langue à mon banquier, je serai poli avec les...(oups !)... j’ai promis d’être poli, je tiendrai toutes les promesses que je ne ferai pas, je ne dirai plus de mal du show-business, j’achèterai le dernier disque de Pascal Obispo, ( bon là, je vais quand-même y réfléchir encore un peu, c’est violent comme décision), j’écrirai des chansons sur la paix, l’amour, les chiens fidèles, les chats qui ronronnent, les enfants qui jouent... Mais pas sur les cailloux, je les laisse à Cabrel. Et puis, comme je serai grand, dans deux mois je pourrai arrêter de boire, de fumer, de manger du boeuf bourguignon, des rognons en sauce, et je pourrai même : ALLER TOUT SEUL AU MAC DO !
Ouais ! J’irai avec ma Ferrari, car j’ai toujours dit que quand j’serai grand, j’aurai une Ferrari ! Et qu’il n’y aura jamais de boudin dedans, car c’est bien connu, les boudins n’aiment pas les Ferrari, c’est pour ça qu’on n’en voit jamais dedans !
Ah ! Je vais pouvoir en faire, des trucs et des choses, dans deux mois ! Mais, d’ici là, il faut encore que je bosse mon concours d’entrée à la Grande Ecole de la vie ! C’est pourquoi ce mois-ci, je vous ai mis plein de nouveautés sur mon site ! Vous pouvez télécharger toutes mes vieilles chansons ringardes titre par titre, pour l’extravagante somme de 50cts d’euro ! Faîtes le maintenant, car dans deux mois, je serai grand, et je n’écrirai plus que des jolies chansons qui seront toujours toutes gaites ! Je vous ai mis des nouvelles photos, des nouveaux liens, et plein de nouvelles de moi quand j’étais petit, car, je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais je s’rai grand que dans deux mois ! Au fait : le 20 novembre, je fais une méga-boum en Bretagne ! Y aura des tonnes de filles, des copains sympas, et même du champagne que j’en boirai plus quand j’ s’rai grand !
Voilà ! Je voulais vous rassurer, mes amis ! Enfin, le Néfiolov va grandir ! Et qui sait ?... Il finira peut-être par se marier ? Enfin, il croira peut-être en la politique, la justice, et il achètera peut-être même une maison ! Si ! Avec un grand hangar pour stocker tous ses disques invendus !
Allez, mes amis ! J’espère que ces nouvelles vous ont redonné foi en l’humanité ! Que ce mois de novembre emplisse l’âtre de vos cheminées de quiétude et de sérénité !
Mille milliards de soubis à tous,
S.N.