Stephane Néfiolov

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La lettre du mois

Avril 2013
Il faut vivre avec son temps ?
Il faut vivre avec son temps ! Rien à changer, si ce n'est de s'adapter et de faire respecter ce que nous avons appris comme valeurs sures ! Mais en sommes-nous si sûrs ? Le respect des traditions n'impose en rien l'immobilisme ! Là est le juste problème entre avancer et se retourner en arrière ! Cette phrase est en partie vraie, et en partie complètement conne ! Car s'avancer dans la vie sans avoir appris de ce que nous savons du passé n'est en fait qu'un retour en arrière pour comprendre ce que des générations ont mis à nous apprendre ! On ne peut changer le temps que sur ces valeurs en les faisant reines de nos sentiments et de nos futures expériences ! Sans cela, changer le temps restera une profonde désillusion, un peu comme une maison sans fondations ! Le temps ne change rien ! Il reste le temps ! Sans états de grâce ni aucun sentiment ! Il n'est qu'une valeur mathématique que nous avons mesurée, et en rien le fil conducteur de nos vies à venir ! Peut-être alors cette phrase pourrait-elle prendre tout son sens ? Oui, si tout simplement on oubliait le temps et que l'on puisse penser à vivre ! Sans perdre de temps !
Mille milliards de soubis à tous !

P-S : N’oubliez pas mes petits orphelins de Dahé ! Rendez-vous sur : http://assovignon.jimdo.com/

Et filez sur vos rubriques habituelles : le gag du mois, l’artiste du mois, la phrase du mois, etc.

Mars 2013

Si j’étais un arbre !
Moi, si j’étais un arbre, je ne voudrais pas vivre dans une forêt ou au milieu d’autres arbres ! Non, non, et non !  T’imagines te retrouver à côté d’un saule pleureur ? Pff ! Toute ta vie à l’entendre gémir ? Quelle pénitence !
Et enchaîné par des chênes, tu crois que c’est mieux ? Pour peu qu’ils te prennent pour un gland !
Eh ! Mis au travail par un bouleau, ça doit pas être top non plus !
Non, moi, si j’étais un arbre, je voudrais être un arbre isolé dans une belle prairie. Pas trop loin d’une petite route pour assouvir ma curiosité sur les allers et venues des uns et des autres. Et surtout, si j’étais un arbre, je voudrais être le confident de ces amours naissantes, de ces couples qui choisissent déjà le prénom de leurs futurs enfants, de ces promesses folles que l’on se fait quand on est fou de l’autre. De ces moments privilégiés qui s’estompent avec le temps, rongés peu à peu par l’habitude et la monotonie.
Si j’étais un arbre, voilà ce que serait mon histoire : elle s’appellerait « Le véritable amour » ! Et c’est mon meilleur ami qui vous la conterait ainsi :
Le véritable amour !
Un jour, j'ai écrit sur un arbre avec un couteau : "Je t'aime".
Plus tard, alors que je rêvassais sous mon arbre, une fille s'est approchée de moi et m'a demandé :
"C'est toi qui a écrit je t'aime sur l'arbre ?
- Oui, lui ai-je simplement répondu.
- Et à qui est adressé ce je t'aime ? s'est-elle enquit  d'un air curieux.
- Ben, à l'arbre, lui ai-je précisé surpris de sa question."
La fille m'a fixé alors quelques secondes, avant de me lancer d'un air devenu moqueur :
" Tu es un menteur ! On ne dit pas je t'aime à un arbre !
- Ah, bon ? Tu es sure de ça ?
- Bien-sûr que je suis sure ! Tu as écrit ce "je t'aime" pour une fille !
- Dis-moi, lui ai-je alors demandé à mon tour : qu’espères tu de l'amour ? Si ce n'est un abri quand il pleut dans ton cœur, un peu d'ombre pour te cacher de la chaleur des tourments de la vie, un havre de paix pour te reposer, et la fidélité de l'être que tu aimes à être toujours là quand tu as besoin de lui, sans qu'il ne te harasse de questions ni ne vienne gâcher ces rares moments de pure quiétude. Eh bien, tu vois, mon arbre, lui, il me donne tout ça ! Et c'est pour cela que je lui ai dit que je l'aimais !"
La fille m'a regardé en quittant son sourire narquois, pour finir par me dire :
" Je n'avais pas pensé à ça. C'est juste que tu as dû lui faire mal avec ton couteau !
- Peut-être un peu au début, oui. Mais c'est comme un tatouage : ça fait mal aussi, mais c'est indélébile après ! Ainsi que devraient l’être tous les véritables amours ! Je n'ai encore jamais gravé dans le cœur de personne, je t'aime avec mon sang ! Mais le jour où je le ferai, je saurai que j'aurais rencontré la mère de mes enfants... Il est tard, maintenant. Bientôt, la chouette va venir tenir compagnie à mon arbre ! Il ne faut pas les déranger ! Parce que l'arbre que j'aime a aussi droit à sa vie privée ! Ainsi, sera-t-il heureux de me revoir et de me dire que je lui ai manqué !"
Mille milliards de soubis à tous !
SN

P-S : retrouvez vos rubriques habituelles mises à jour ! Le "gag du mois", l'"artiste du mois", ce mois-ci le grand Fémi KUTI,  la "phrase du mois"... Et quelques nouvelles photos ! Allez ! En cadeau, une nouvelle vidéo sur Youtube, d'un de mes derniers morceaux : "Une fille de nulle part" ! (Voir lien dans "vidéos")

Il y a de bonnes nouvelles ce mois-ci pour les 30 enfants de l'orphelinat que je parraine à Dahé, au Bénin ! Cliquez vite sur ce lien : http://assovignon.jimdo.com/
Aider un enfant, c'est construire la paix de l'avenir ! Vous pouvez nous aider avec si peu !

 

Novembre 2012

Novembre !
Ni en hiver, ni en automne, novembre tremble en moi les tribulations de mon cœur. Novembre me ressemble. Hésitant entre la fin voluptueuse d’une fin tragique de mes sentiments les plus profonds, et cette douce sensation d’un retour en arrière vers une espérance inébranlable en la vie. Oui, novembre me ressemble. Novembre est sans saison, perdu dans un calendrier où tous les autres mois semblent à leur place. Novembre me ressemble, moi qui n’est pas trouvé la mienne. Refuge de mélancolie aux souvenirs de l’été précédent, novembre sait être aussi la promesse de ces fêtes approchantes, qui célèbreront la résurrection  d’un fol espoir vers des jours meilleurs.
Novembre me ressemble. Propice à l’écriture et à la réflexion. Intemporel, comme le passage des chansons que je laisse, qui bouleversent un instant, interpellent ou réjouissent, pour s’évanouir ensuite dans cette inconsistance de tout ce qui n’a pas de matière. Mes chansons me ressemblent. Elles bercent le cœur de mes amis le temps d’une visite, et s’évaporent ensuite vers d’autres horizons. D’aucuns envient ce destin sans attaches, moi qui jalouse leur quiétude établie. A la croisée des temps, ivresse de cette incertitude qui parfume nos vies, novembre trouve sa place et on lui donne asile. Avec au fond de nous cette délivrance rassurante qu’il partira bientôt, qu’on se retrouve enfin au repos mérité des habitudes choisies.
Errance éphémère aux destins établis, novembre s’en retourne emportant avec lui, le souffle des regrets et les promesses enfouies que l’on s’était juré de se tenir un jour.
Novembre inconsistant s’évapore en décembre, comme une parenthèse qu’on aime à refermer. C’est pourquoi bien des soirs je m’en sens prisonnier, moi qui vit en novembre tout le long de l’année.
Mille milliards de soubis à tous !
SN

P-S : C’est bientôt la Noël ! Pensez aux enfants qui n’ont pas ce bonheur d’avoir le privilège d’écrire au père-noël ! Je vous demande de prendre un peu de votre temps pour cliquer sur ce lien :
http://assovignon.jimdo.com/
Vous me rendrez le plus heureux pour cette fin d’année.
Aider un enfant, c'est construire la paix de l'avenir !
Retrouvez vos rubriques habituelles : le "gag du mois", la "phrase du mois", "l'artiste du mois", (ah ! une belle surprise), etc. Bonne promenade sur le site où plein de rubriques ont été mises à jour !

Mai 2012

Moral à la cave ! 

Ah, mes chers amis ! J’en ai des soucis avec mes trente enfants ! Il faut dire que de devenir papa du jour au lendemain, ce n’est pas une sinécure !

Je vous ai demandé votre aide à tous, un tout petit geste, et tellement peu d’entre vous m’ont soutenu que j’en arrive à m’interroger sur le réel sens du mot solidarité ? Mais je sais qu’en France ce sont les élections, en Espagne le duel Réal-Barcelone, au Québec la réapparition des écureuils au sortir de l’hiver, et partout dans le monde les érections, et que tout ceci vous accapare beaucoup et vous laisse loin de ces trente petits orphelins qui ne sont malheureusement pas les seuls au monde !

Bon ! Je retente ma chance : 5, 10 euros, avec ces petites sommes ici en Afrique, on fait des miracles ! Alors cliquez sur le lien au bas de cette lettre, et faites votre petite b a dans la rubrique « Nous aider », histoire qu’un jour vous soyez fiers de l’utilisation que l’on a fait de cet argent ! Ok ?

Mon moral n’étant pas à la « déconnade » mensuelle, je vous fais quand-même un beau cadeau avec l’article de mon amie Chantal Manségal qui habite au Bénin et qui est française, et son étude très pertinente de la mode entre les deux pays dans le journal l’Apatam dont je suis devenu un des collaborateurs. A lire impérativement pour les filles, et d’un intérêt curieux pour les garçons !

Mille milliards de soubis à tous !

SN

http://assovignon.jimdo.com/

P-S : N’oubliez pas de vous promener sur vos rubriques la phrase du mois, le gag du mois, la lettre du mois, dernière minute, et l’artiste du mois qui ce mois-ci est l’un des maîtres de la percussion au bénin et en Afrique, mon ami Akim COLOR !

 

 

Paris-Cotonou, "Mode d’emploi"
Me voici pour quelques jours au pays des yovos, (des blancs) ! J’ai une pensée tout à fait féminine devant ma garde-robe :« Je n’ai plus rien à me mettre ! »Je fais donc le programme d’une sortie shopping, mais avant je consulte les bibles en la matière… Et « Gloup » !
Cet hiver, vous vous devez d’être « preppy woman ». Explication pour les néophytes : choisissez un vestiaire « streetwear » mixé à quelques pièces ! Si je comprends bien ce que cela veut dire, j’aurai l’allure sophistiquée, décontractée, tout à fait le bon « twist-style » !
Je sens que ce n’est pas gagné parce que je peux aussi opter pour le style « ultra fun » ! Pour cela je sors mes hairs toys , et si le ridicule ne me tue plus, j’ose des bandeaux emplumés pour jouer les sioux arpenteuses de macadam.
La mode n’est pas figée. Je peux choisir aussi d’être une « modeuse » style « L-A », porter du « total-black » pour être de la « win », ou m’emmitoufler dans des tons gris. Le tour est joué, les intemporels font « trendy » !
Je vous passe les low-boats et les accessoires qui feront de moi une « modeuse » : cloutée-rock, casual, city-babe, swinging-London… (Rayez la mention inutile) !
Plus je feuillette mon magazine, plus je me rends compte que tout est finalement pareil : noir, gris, triste.
Allez ! On se lance quand-même dans la mêlée!
Magasins aseptisés avec pour fond sonore les violons qui tentent de vous bercer devant les étiquettes qui vous assomment déjà rien que par les prix annoncés. Et si vous y regardez de plus prêt, vous constatez pourtant que tout cela n’est que du made in Romania, Taïwan, India…
Les vendeuses qui rangent, « rerangent » et rangent encore vous ignorent. Au prix d’un smic, on ne perd pas son temps à sourire. Encore moins à rire !
Alors je revois mon magasin préféré à Cotonou : à ciel ouvert, où tout devient vie ! Couleurs, mouvements, cris, rires, vous respirez en même temps les bonnes et les mauvaises odeurs, vous marchez sur quelques détritus, vous mangez de la poussière, mais qu’est-ce que c’est bien !!! Ici, si une vendeuse ne vous sourit pas, c’est qu’elle ne vous a pas vue ou qu’elle dort ! Ici, on vous interpelle, on vous suit, on vous flatte... Tout vous va bien même si vous essayez une robe bleue de taille 38 alors que vous avez demandé un pantalon blanc de taille 40 ! Et le vendeur vous trouve belle dans votre nouvelle robe bleue ! Il essaiera même d’avoir vos coordonnées téléphoniques !
A Cotonou, tout est permis : pas de style, pas de look précis ! Vous mélangez les couleurs, vous vous chapeautez, vous vous chaussez, et si vous avez opté pour des bottes en caoutchouc rouges, une robe bleue et un chapeau jaune à pois verts, personne ne vous dira rien de plus que :
« C’est bon ! »
C’est peut-être cela la liberté. Ne pas se retrouver dans un moule collectif !
Allez ! Adieu le noir, le gris le triste ! Cette année, c’est décidé, je serai une « modeuse » « tapettes-Missébo » ! (Missébo : nom du marché de Cotonou). Et pour quelques petits billets, je jouerai les arpenteuses de latérite en ne ressemblant à personne !
Chantal Manségal
Extrait du journal « L’Apatam », Cotonou, avril 2012.

 

 

Janvier 2012

2012, l’année d’Agathe ?
Mes meilleurs voeux, mes fidèles compagnons de route ! Un seul conseil pour cette nouvelle année 2012, évitez de croiser Agathe ! Agathe the blues !
En guise de lettre pour ce mois-ci, je vous laisse un film que je vous demande de regarder avec attention ! Il y a eu des problèmes d’envoi pour la lettre de décembre, aussi, pour ceux qui ne l’ont pas lue, lisez-là après avoir visionner le film, vous comprendrez alors tout !
Que les muses de la quiétude et de la sérénité vous accompagne dans tous vos projets et dans toutes vos créations !
Mille milliards de soubis à tous !
SN

 
http://www.youtube.com/watch?v=veJIzf-TCDc&list=FLoKYVSxxdgOvUP4KhjKSzLQ&index=1&feature=plpp_video

P-S : Cliquez ensuite sur le lien suivant ! Merci d’avance ! Et si vous pouvez faire circuler au maximum ce film... Mais, je sais que je peux compter sur vous ! Dans deux jours, une nouvelle galerie de photos : "Benin-Vignon"2011 !

http://assovignon.jimdo.com/